Découvrez ALAViDA: un entretien avec Elliot Stone, président fondateur de l’entreprise

Par Richard Quarisa 02 août 2022

Après son premier appel public à l’épargne en juillet 2021, LifeSpeak a fait l’acquisition stratégique de plusieurs entreprises de mieux-être dont la mission s’harmonise à notre plan de croissance. L’une de ces entreprises est ALAViDA, une plateforme confidentielle de soutien pour la consommation de substances et d’alcool offerte aux employés et aux membres à partir de n’importe quel appareil.

La mission d’ALAViDA est de rendre facilement accessible le traitement des dépendances par l’entremise des employeurs ou des organisations membres. Sa plateforme permet aux organisations d’adopter une approche précoce pour appuyer ses employés. Ainsi, les utilisateurs peuvent apporter d’importants changements sans perturber leur vie professionnelle ou personnelle.

« Un employé atteint du syndrome du tunnel carpien n’ira pas voir son gestionnaire la tête basse en se souciant de la honte associée à cette conversation, indique Elliot Stone, président fondateur d’ALAViDA. Il ira simplement voir son fournisseur de soins de santé pour obtenir de l’aide. Il devrait en être de même pour la consommation de substances. »

Les débuts

M. Stone a lancé sa carrière en tant que consultant. Il a travaillé à l’étranger pendant trois ans et voyageait constamment. L’épuisement qui s’ensuivit l’incita à retourner sur les bancs d’école pour faire une maîtrise en administration des affaires à l’IE Business School. Malgré son penchant pour les entreprises en premier développement, il cherchait un travail qui lui permettrait d’exploiter davantage son côté altruiste. M. Stone a grandi dans le sud des États-Unis au sein d’une collectivité à haute prévalence de troubles de dépendances, et c’est en partie ce qui l’a inspiré à fonder ALAViDA.

« Récemment, nous entendons beaucoup parler de la crise des opioïdes qui secoue les États du Sud, mais je crois que d’une certaine façon, la crise battait déjà son plein il y a 15 ans, explique M. Stone. Nous en constatons maintenant les conséquences, mais quand j’étais plus jeune, l’usage généralisé de médicaments d’ordonnance qui créent une dépendance à des fins récréatives était plutôt fou. »

Lorsqu’il vivait en Europe, M. Stone a remarqué que la consommation de substances n’était pas traitée de la même façon qu’en Amérique du Nord. On encourageait les gens aux prises avec un trouble de consommation à consulter un médecin ou un psychologue. Il a donc décidé de ramener un modèle semblable au Canada, mais en y ajoutant une touche spéciale: la technologie.

En Amérique du Nord, obtenir de l’aide pour un trouble de consommation de substances se traduisait habituellement par un séjour en établissement, et donc un congé de travail et du temps sans ses amis et sa famille. M. Stone énonce d’ailleurs que beaucoup de gens imaginent encore le traitement des dépendances comme une thérapie de groupe dans un sous-sol d’église enfumé. Sans parler de la grande honte qu’on y associe.

« Nous visons à montrer que tout n’est pas noir ou blanc: on a souvent tendance à croire que soit une personne présente un trouble de consommation et doit donc s’abstenir et transformer sa vie, soit elle n’a aucun problème et tout va bien. »

« Nous avons fait en sorte qu’il soit beaucoup plus facile de prendre les mesures nécessaires pour découvrir la quantité d’alcool et de drogues consommés, les répercussions de cette consommation et les options de traitement.  La confidentialité est au premier plan. En réinventant les traitements de dépendances pour permettre les consultations avec un expert à partir d’un téléphone, les utilisateurs obtiennent le soutien nécessaire sans compromettre leur vie personnelle ou professionnelle. Voilà l’essence d’ALAViDA. »

Transformer la conversation sur la consommation de substances

L’un des objectifs principaux d’ALAViDA est d’intégrer la terminologie de consommation de substances et de dépendance dans le lexique du milieu de travail. Ainsi, nous tentons de transformer la conversation sur la consommation de substances pour la rendre à la fois plus franche et positive pour les organisations et les employés. La conversation n’a pas nécessairement à porter sur l’arrêt de la consommation, mais plutôt sur la réduction et l’amélioration du contrôle.

« Plus de 80 % de la population de l’Amérique du Nord consomme de l’alcool, et la majorité ignore qu’il n’existe pas de saine consommation d’alcool. Par conséquent, on pourrait dire que si l’objectif est d’améliorer sa santé, alors réduire sa consommation d’alcool est une solution qui s’appliquerait à peu près à tous les employés. Nous changeons la conversation pour « hé! vous comptez les calories et les pas, pourquoi ne pas compter les verres? » ».

Lorsque M. Stone a commencé à bâtir ALAViDA, la plupart des outils dont il avait besoin existaient déjà dans d’autres domaines de soins. M. Stone et son équipe n’ont eu qu’à les appliquer aux traitements de consommation de substances, qui étaient assez désuets. La plateforme en soi a vu le jour sous forme de journal. Elle servait à noter la consommation d’alcool et comprenait un logiciel vidéo pour permettre les séances virtuelles entre un client et son équipe de soins d’ALAViDA. Au fil du temps, l’entreprise a pris de l’ampleur pour inclure toutes les substances, créé un journal plus sophistiqué et ajouté des questionnaires et des modules de thérapie cognitivo-comportementale par Internet; elle s’est aussi mise à offrir des ressources gratuites réservées aux clients, des messages asynchrones avec un expert et des rappels.

ALAViDA a épaulé ses premiers clients en personne. Puis, quelques mois plus tard, l’entreprise a lancé sa plateforme en ligne pour fournir des consultations virtuelles avec l’équipe de soins. Il y avait toujours un bureau pour rencontrer les clients locaux lors des premières visites, mais souvent, même les clients qui habitaient à deux pas du bureau préféraient la commodité d’un soutien virtuel. Six mois plus tard, ALAViDA avait des clients à travers le Canada. C’est au début 2020 qu’elle a adopté un modèle entièrement virtuel.

L’entreprise exploitait au départ selon un modèle de commerce électronique de détail pour bâtir sa crédibilité et son savoir-faire. Elle s’est taillé une place dans les avantages sociaux destinés au soutien pour la consommation de substances et d’alcool, et c’est l’une des plus grandes fiertés de M. Stone. Bien que le but ait toujours été de faire partie des avantages sociaux et des assurances collectives, ALAViDA n’a commencé à se concentrer sur les ventes interentreprises qu’en janvier 2019.

La pandémie a contribué à l’accélération de la demande des services d’ALAViDA. En fait, l’entreprise avait commencé à travailler avec les fournisseurs d’assurance juste avant la pandémie et, comme l’indique M. Stone, ce virage fut des plus fructueux. Sans la pandémie, il ignore si le moment aurait été aussi propice. La médecine virtuelle, moins bien acceptée avant la pandémie, a gagné en popularité du jour au lendemain.

C’est ensuite qu’ont commencé les discussions avec LifeSpeak.

« C’était un peu le coup de foudre » 

Après une ascension rapide pendant plusieurs années, ALAViDA s’est joint à LifeSpeak à l’automne 2021. M. Stone affirme que les deux entreprises se sont bien entendues dès le départ, et qu’elles deviennent de plus en plus enthousiastes à l’idée de ce qu’elles peuvent accomplir en unissant leurs forces.

Il explique que la principale raison derrière la réussite de ce duo, c’est l’harmonisation des valeurs et de la mission d’éliminer les obstacles pour permettre aux gens d’entamer leur parcours pour traiter des situations difficiles de la vie.

« Imaginez ce scénario: vous traversez des difficultés sur le plan personnel, et vous travaillez dans une entreprise – quelle est naturellement votre première option? Consulterez-vous votre médecin ou ferez-vous appel à la médecine virtuelle? Non. Demanderez-vous de l’aide du PAE? Non, probablement pas. C’est la formation facilement accessible qui permet aux gens de répondre correctement à la question « Dois-je faire quelque chose pour régler cette situation difficile, et si oui, quelle est ma prochaine étape? » »

Apprenez-en davantage sur la façon dont ALAViDA et toutes les sociétés de LifeSpeak peuvent aider votre organisation à appuyer ses employés grâce à leur gamme complète de ressources pour prendre soin d’un proche, protéger la santé mentale et améliorer le bien-être.

LifeSpeak offre un ensemble de plateformes éducatives de mieux-être pour permettre aux organisations d’épauler leurs employés et clients. Nos solutions de santé mentale, de bien-être physique, de consommation de substances et de soins à la famille viennent en aide à des millions de personnes à travers le monde.

Découvrez tout ce que LifeSpeak peut faire pour vous en demandant une démo aujourd’hui.

 

 

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